Dans l’Est de la RDC, les entreprises évoluent dans un contexte d’insécurité qui perturbe des marchés en pleine expansion. Les choix opérés par les groupes internationaux montrent les arbitrages complexes entre continuité économique, protection des actifs et gestion du risque dans une région qui présente à la fois un fort potentiel de consommation et une extrême vulnérabilité opérationnelle.
Le néerlandais Heineken a décidé de céder pour un euro symbolique sa brasserie de Bukavu à la société mauricienne Synergy Ventures Holdings, après avoir perdu cette année le contrôle opérationnel de ses sites dans l’Est de la République démocratique du Congo. Ce choix s’inscrit dans un contexte où les avancées du groupe rebelle M23 ont bouleversé l’activité de plusieurs entreprises et révélé la fragilité d’un marché pourtant dynamique.
Dans les détails relayés par la presse internationale, la société néerlandaise explique que sa décision est motivée par un « objectif humanitaire visant à préserver les emplois et les moyens de subsistance, à maintenir des services essentiels à la communauté et à éviter une utilisation détournée de l’installation dans un environnement sécuritaire instable ».
